Ralentir dans un monde qui accélère
- odyssee.reiki
- 11 déc. 2025
- 4 min de lecture

Dans mon cabinet Odyssée Reiki à Villenave-d’Ornon, je rencontre souvent des personnes qui vivent en survitesse.
En effet, de nos jours, le rythme de la vie ressemble souvent à une course qui ne s’arrête jamais, entre les messages à répondre, les rendez-vous à enchaîner, les obligations à gérer du matin au soir. Les journées donnent parfois l’impression d’être des listes de tâches à remplir, où chaque minute doit servir à quelque chose. Le corps, lui, garde en mémoire un rythme plus simple et plus humain. Les villes vont vite, trop vite, les entreprises demandent plus, toujours plus, les écrans appellent l’attention du réveil jusqu’au coucher, et beaucoup de personnes se retrouvent prises entre l’envie de suivre le mouvement et le besoin profond de souffler. Les épaules se contractent, la mâchoire se serre, le regard se durcit, comme si le corps portait une armure invisible pour tenir encore un peu plus longtemps. Et cette armure finit par être lourde à porter. On valorise souvent ceux qui sont rapides, disponibles tout le temps, efficaces à toute heure, alors qu’en profondeur, une autre envie apparaît : vivre ses journées de façon plus posée, plus stable, plus incarnée, avec une présence calme plutôt qu’un état de tension permanent. La vraie force ne se mesure pas seulement à la vitesse, mais aussi à la capacité de s’arrêter, de choisir son rythme, de protéger ce qui compte vraiment.
La surcharge arrive petit à petit, par une accumulation de signes discrets, au début faciles à ignorer. L’endormissement devient plus long, le sommeil moins reposant, les nuits sont coupées par des réveils où l’esprit tourne sans s’arrêter. La fatigue ne disparaît plus vraiment, même après une journée plus légère. Le corps parle à travers de petites douleurs dans le cou, le dos, la tête, une digestion plus difficile, un cœur qui bat plus vite sans raison claire. Chaque symptôme raconte une partie de l’histoire, comme un tableau de bord qui indique que le système est trop sollicité depuis trop longtemps. Pendant un temps, l’organisme compense, corrige, s’adapte, mais à force de rester en mode « alerte », il finit par manquer de ressources. On voit alors apparaître une fatigue plus profonde, qui ne touche pas seulement les muscles, mais aussi l’envie, la motivation, la capacité à se projeter. Ce qui donnait autrefois de l’énergie devient lourd, ce qui faisait plaisir ressemble parfois à une corvée, et les projets importants se transforment en poids sur les épaules. Ce moment marque un tournant, celui où la question du rythme de vie ne relève un vrai besoin intérieur.

Dans ce contexte, ralentir est un choix clair, presque une façon de reprendre la direction de sa vie. Décider de revoir son tempo, c’est regarder sa journée autrement, comme un espace à organiser, avec des temps forts, des pauses, des moments de respirations. Le temps redevient un allié au lieu d’être un ennemi à combattre. Concrètement, ce changement commence souvent par le réveil. Avant d’ouvrir un écran ou de se plonger dans les obligations, quelques minutes peuvent être réservées à autre chose, à quelque chose de simple et de stable. Une respiration plus lente, les deux pieds bien posés au sol, un café ou un thé pris en conscience, quelques secondes pour sentir comment le corps va, une intention silencieuse pour la journée, tout cela demande seulement une vraie présence. Le matin ne commence plus par une attaque immédiate de notifications. Au fil de la journée, d’autres petites habitudes peuvent entrer en place : marcher un peu entre deux rendez-vous, respirer profondément avant une réunion, manger sans écran, prendre le temps de regarder par la fenêtre, s’étirer quelques instants. Ces gestes paraissent insignifiants au premier abord, mais ils envoient au système nerveux un message de sécurité et de stabilité. Ils construisent une base solide, une posture intérieure plus ancrée, qui donne une forme de force tranquille, particulièrement visible chez un homme qui assume ce tempo au lieu de subir la pression ambiante.
Le soir venu, le corps a besoin de ralentir progressivement, comme un moteur qui descend en régime au lieu de passer directement de la vitesse maximale à l’arrêt complet. Une lumière plus douce, un écran posé un peu plus tôt, une douche vécue comme un moment pour laisser partir la tension de la journée, quelques respirations profondes, un temps de calme, de lecture, de musique, de méditation ou de soin, tout cela prépare le terrain pour une nuit plus douce et réparatrice. Le repos devient alors un vrai choix, pour ne pas dire une décision de se respecter. À force d’installer ce genre de repères, une autre qualité de présence apparaît alors : la parole se pose, le regard se stabilise, les décisions se prennent avec plus de clarté, l’attitude générale devient moins réactive et plus construite. Dans un monde qui va très vite, une personne qui avance avec ce type de calme, de densité, de rythme choisi, dégage une force particulière. Cette force peut s’appuyer sur différents outils, qu’il s’agisse d’activités physiques douces, de temps à marcher dans la nature, de pratiques de respiration ou de soins énergétiques, tant que le fil conducteur reste le même ; se recentrer, se respecter, se donner l’autorisation de vivre à un rythme humain.
Et, pour beaucoup, ce simple choix devient le début d’une vraie transformation.




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